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Historique de la Soupière de l'Amitié de Gatineau Inc.
1. Le défi depuis 1986
Aider dans la ville de Gatineau à soulager la faim et
tout le mal-être qui la précède ou qui s’en suit. Tel est
l’objectif premier que la Soupière de l’Amitié s’est fixé
pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
L’atteinte de cet objectif nécessite la collaboration des
paliers gouvernementaux, de la population, des commerçants
et des organismes sociaux avec le conseil d’administration
de la Soupière de l’Amitié.
La Soupière de l’Amitié de Gatineau a relevé avec excellence
son défi jusqu’à ce jour; sa réputation d’intégrité,
d’efficacité et de solidarité amène tout le monde à vouloir
être associé avec les causes qu’elle défend.
2. Une histoire dynamique sans fin contre la faim
Les lettres patentes de l’organisme ont été données et
scellées à Québec, le 20 août 1986 au libro C-1216, folio
52. La Soupière de l’Amitié venait de naître. Le conseil
provisoire n’avait ni argent, ni emplacement pour commencer
sa mission. Tout était à faire.
En juin 1986, rassemblement libre de plus de 70 personnes
pour discuter du problème de la faim et élaborer une
solution : une soupe populaire.
Lancement grandiose lors d’un défilé présidé par l’énorme
cloche de la paroisse Ste-Rose-De-Lima.
Première levée de fonds aux Promenades de l’Outaouais avec
un réservoir d’eau pour y faire tomber les personnalités de
l’époque.
Premier lieu de service de la soupe à Georges Séguin, au
sous-sol de l’église St-Jean Marie Vianney.: 1er décembre
1986.
Les activités de financement se succèdent : bingo, tournoi
de golf, tirage, fabrication et vente de tourtières et de
tartes aux pommes, vente d’hamburgers et de hot-dogs...
Première subvention du MSSS de l’ordre de 2 000$.
Puis Centraide Outaouais s’implique graduellement jusqu’à
atteindre la somme de 50 000$, mais devant le haut degré de
responsabilisation et d’autonomie de la Soupière de
l’Amitié, Centraide se désistait graduellement. La Soupière
espère toujours un retour de Centraide dans ses nouveaux
développements.
En mai 1989, obtention d’une licence de bingo. La Soupière
de l’Amitié innove par la mise en place d’équipements
audio-visuels facilitateurs.
Pour répondre aux besoins de la population, ouverture de 4
centres de services à divers endroits de l’ex-ville de
Gatineau: St-Jean Marie Vianney, rue Migneault, secteur
Templeton, secteur Pointe-Gatineau.
Avec 200 repas par jour en quatre points de service, il
fallait trouver un endroit plus spacieux et une cuisine plus
fonctionnelle : achat, le 31 janvier 1991, de l’immeuble
situé au 405 rue Notre-Dame.
En 1995, un prêt de son directeur général permet à la
Soupière de L’Amitié de venir en aide à l’Entraide Familiale
pendant huit mois. Cet organisme a pu retrouvé son autonomie
et sa vigueur jusqu’à ce jour.
La Soupière de l’Amitié est partenaire actif des programmes
"EXTRA", INSO et PAYE, PDE, BAS, lesquels permettent aux
bénéficiaires de l’aide sociale l’intégration sociale et
l’intégration à l’employabilité. Une trentaine de personnes
s’y rendaient régulièrement pour aider et apprendre les
rudiments de l’art culinaire.
En 1992, M. Mathieu Charron, commerçant de la rue
Notre-Dame, cède pour 25 000$ l’immeuble situé aux 321 et
323 Notre-Dame. Les pompiers de Gatineau sont volontaires
pour le remettre à neuf et conforme. La Soupière de l’Amitié
y aménage ses réserves alimentaires.
Devant les inconvénients d’oeuvrer sous deux édifices
séparés " c’est-à-dire les nombreux déplacements quotidiens,
le dédoublement, la surveillance du personnel, les
retards..." et, par souci d’efficience, d’efficacité et
d’économie, la Soupière de l’Amitié se met à la recherche
d’un immeuble plus versatile et multidisciplinaire. Pour
financer l’achat éventuel, sans diminuer la mission
caritative, elle initie la création d’un nouvel organisme
dont la mission serait de soutenir les organismes de charité
: la Fondation des Oeuvres téléoutaouaises.
Le 31 décembre 1993, le CA de cette nouvelle Fondation se
porte acquéreur du 306 de la rue Notre-Dame : 3 étages de 80
x 90 pieds à un prix très avantageux. La Fondation supporte
d’abord l’Amicale des handicapés physiques jusqu’au moment
où cet organisme se sent assez fort pour acheter le 405
Notre-Dame. Ensuite, la Fondation accueille la Soupière de
l’Amitié dans ses locaux qu’elle aménage selon les normes en
vigueur.
Les 323 et 321 Notre-Dame sont à la disposition d’organismes
de bienfaisance. Depuis plusieurs années, Ado-Jeunes y a
établi ses pénates.
En juillet 1993, pour répondre aux besoins des bénéficiaires
du secteur de Hull, la Soupière de l’Amitié de Gatineau
fonde la Soupière de l’Amitié de Hull à qui elle remet les
bénéfices amassés de 140 000$ de son bingo-médias du Vox
Outaouais. Cet organisme vient soutenir la soupe populaire
de Hull. Cette initiative a également pu aider Accueil
Ozanam à survivre et à se redéfinir pour devenir la Soupe
Populaire de Hull.
En octobre 1995, fondation par la Soupière de l’Amitié d’un
nouvel organisme pouvant prendre charge des besoins en
vêtement et en ameublement des personnes démunies : le
Centre d’Amour et de Partage Notre-Dame de l’Outaouais. Cet
organisme s’autofinance par les ventes de la Friperie de
l’Amitié de la rue Notre-Dame qui occupe les 14 000 pieds
carrés de l’ancienne Aubainerie Croteau, achetée à très bon
prix. Cependant, l’aide de subventions salariales est
primordiale. En juin 2004, le membership atteignait plus de
1 600 membres réguliers: la Friperie de l'Amitié sert plus
de 1 200 personnes mensuellement.
De plus en plus, le fait de savoir que des écoliers allaient
à l’école le ventre vide a incité la Soupière de l’Amitié à
mettre sur pied un service de petits déjeuners dans les
écoles primaires. Depuis 1992, ce besoin n’a cessé de
grandir. Le souper-bénéfice annuel des petits déjeuners de
la Soupière de l’Amitié est devenu une tradition très
courue. Pendant 5 ans, ce fut le souper-bénéfice des
policiers. Depuis 2002,
Les coûts des petits déjeuners de la Soupière sont
importants et sujets à divers changements économiques
(produits, pétrole,...) Mais, comme de plus en plus d'écoles
demandent le service des petits déjeuners de la Soupière, le
Comité de financement des petits déjeuners doit redoubler
d'efforts afin de solliciter la générosité et la solidarité
des gens d'affaires, des organismes sociaux, des
institutions financières et gouvernementales, de la
population.
La direction, Noël Charette, Catherine Filion et Jean Guy
Sabourin, avec le Conseil d’administration continuent de
réfléchir aux prochains développements. De plus en plus,
dans la trilogie des besoins primaires (se nourrir, se vêtir
et se loger) la question de l’itinérance, qui est une
problématique appartenant à la collectivité, devient une de
nos préoccupations principales. On reconnaît qu’il y a les
sans-abris et les cent abris (toujours en déménagement).
À l'été 2007, la Soupière a assisté à la retraite de M. Noël
Charrette et la venue d'une nouvelle directrice générale,
Mme Line Brière.
3. Lutter contre la pauvreté dans toutes ses dimensions
La faim est la manifestation la plus extrême de la
pauvreté et du dénuement. L’existence de la faim dans un
pays d’abondance est inacceptable sur le plan de la dignité
de la personne et sur le plan du droit fondamental à une
nourriture suffisante.
Les victimes de la faim ne peuvent réaliser leur plein
potentiel au travail, sont exposées aux maladies et ne
peuvent économiser. Les enfants sont un groupe vulnérable à
ces méfaits.
La Soupière de l’Amitié a compris qu’elle devait diversifier
ses services afin de répondre adéquatement au problème de la
faim et aux problèmes corollaires. Comme la Soupière de
l’Amitié reçoit très peu de subventions et doit s'autofinancer
à 85%, elle doit être constamment créative dans ses voies et
moyens afin de répondre aux besoins émergents de notre
collectivité.
Dans cet ordre d’idée, 2007 marque la consolidation de la
vision d’entreprise d’économie sociale comme voie d’avenir
et d’autonomie financière. |